Saviez-vous que dans certaines îles grecques, il est possible de louer un bateau à moteur sans aucun permis et pour un prix qui pourrait vous surprendre ? Imaginez naviguer sur votre propre bateau privé. Voici le guide étape par étape, les coûts et nos conseils pour en profiter au meilleur rapport qualité-prix.
Liberté à la grecque : notre journée VIP en bateau à Milos
Il y a quelque chose dans la culture grecque qui charme ceux qui aiment la liberté : une façon plus souple d’envisager certaines règles de navigation — dans le cadre de ce que la loi permet — qui ouvre une opportunité rare pour les voyageurs comme moi, qui préfèrent partir à l’aventure par eux-mêmes et vivre une expérience réellement privée.
Dans cet article, je raconte notre expérience à Milos, l’une des perles de la Grèce, où ma femme et moi avons eu droit à une journée VIP juste pour nous deux : nous avons loué un petit bateau à moteur pendant près de 8 heures, exploré plusieurs plages, fait des baignades sans aucune presse dans des endroits paradisiaques et créé notre propre itinéraire — pour un prix qui pourrait vous surprendre. Ce fut, sans exagération, le clou de notre voyage en Grèce.
Quand l’avons-nous fait (septembre)
Nous y sommes allés durant la deuxième semaine de septembre, ce « juste milieu » parfait entre le pic de l’été et le début de l’automne. Le climat est encore typique d’un été tardif — des journées chaudes et sèches, une brise constante et une eau de mer bien chaude — mais l’île est déjà beaucoup plus paisible qu’en juillet et août. Résultat : moins d’attente partout, des plages moins fréquentées et plus d’espace (et de calme) pour profiter de chaque arrêt.

Un autre avantage de cette période est le rapport qualité-prix : tous les services restent ouverts (bateaux, restaurants, épiceries, traversiers), mais avec une meilleure disponibilité et, souvent, des tarifs plus doux qu’au plus fort de la saison. La lumière est aussi magnifique : les fins de journée offrent des couchers de soleil plus précoces et dorés, parfaits pour les photos et pour terminer la journée ancré dans une baie tranquille.
En résumé, septembre offre tout ce qu’on recherche dans les Cyclades : un climat idéal, moins de foules et une logistique simple — parfait pour ceux qui veulent concevoir leur propre itinéraire en mer et vivre une expérience plus exclusive.
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Notre itinéraire (au départ de Fyriplaka)
Partie 1 — Trajet et arrêts principaux
Nous sommes arrivés pour le check-in à 10h dans la petite baie de Fyriplaka (côte sud). Après les explications d’usage, nous sommes partis en longeant la côte vers l’ouest/sud-ouest jusqu’à Kleftiko; ensuite, nous avons navigué vers l’est/sud-est jusqu’à Gerakas pour finalement revenir vers l’ouest/sud-ouest afin de terminer la journée à Fyriplaka.
Notre logique était de profiter au maximum de l’eau et de naviguer moins : de longues escales pour la baignade, le masque et tuba, et les photos — sans se presser et sans suivre le rythme d’un groupe. À un certain moment, on a vraiment l’impression d’être seul au monde : on choisit son anse, on plonge quand on veut, et on observe de loin les bateaux d’excursion bondés passer rapidement.

Par moments, nous avons navigué côte à côte avec des yachts de millionnaires; pourtant, sur notre petit bateau, l’ambiance était incroyablement VIP — juste nous deux, au son d’une douce bossa nova, pour une journée gravée dans nos mémoires.
Partie 2 — Pourquoi nous n’avons pas visité Sykia (et avons évité Tsigrado)
Nous avons choisi de ne pas aller jusqu’à Sykia car, en plus d’être plus éloignée, le vent et la mer à cette pointe sud-ouest étaient plus agités. Comme c’était ma première fois à la barre, j’ai préféré ne pas prendre de risques et privilégier les baies calmes où nous passerions plus de temps dans l’eau.
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Tsigrado a également été laissée de côté pour la même raison pratique : gagner du temps sur nos escales principales et garder une sortie 100 % à notre rythme.
À quoi s’attendre à bord (forfait de 8 heures)
Le bateau était neuf, équipé d’un moteur principal et d’un moteur de secours, d’un taud de soleil, d’une glacière, d’un système de son Bluetooth et d’une tablette avec Google Maps et GPS. La tablette était déjà connectée aux instruments du bateau et ouverte sur un compte Spotify, ce qui nous a permis de choisir notre musique facilement. C’est un détail qui avait retenu mon attention lors des recherches et qui, en pratique, s’est avéré très commode pour suivre la route, repérer les baies et écouter notre musique préférée.

Le moteur, bien que limité aux puissances autorisées sans permis, était plutôt nerveux — de quoi s’offrir une petite dose d’adrénaline (e de bons éclats de rire) en accélérant dans les vaguelettes.
Prise en main et formation
Partie 1 — Le check-in
À notre arrivée au point d’embarquement, nous avons présenté nos pièces d’identité, déposé la caution, signé le contrat et fait un rapide inventaire du bateau (je prends toujours des photos de la coque et du tableau de bord par précaution). Nous avons validé la zone de navigation autorisée, l’heure de retour et la politique de carburant. Enfin, nous avons vérifié les équipements de sécurité : gilets de sauvetage, ancre et chaîne, rames, trousse de secours et la tablette avec la carte.

Partie 2 — La formation (avec Periklis)
C’est Periklis qui s’est occupé de nous — patient et très sympathique du début à la fin (ce qui change de certains accueils grecs un peu bourrus). Pour plus de sécurité, c’est lui qui sort le bateau de la marina. Pendant la formation, il fait la démonstration des manoeuvres et vous demande de les répéter plusieurs fois : virages serrés, ralentissements, utilisation du cordon coupe-circuit, réglage du trim et ancrage sécuritaire.
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Ensuite, il évalue si vous êtes apte à conduire de façon responsable avant de vous confier le bateau — et, selon les conditions, il peut refuser de vous laisser partir s’il juge que vous ne maîtrisez pas les bases. Durant les premières minutes, on est toujours un peu nerveux; cela ressemble à la conduite d’une voiture, mais sans freins. Avec d’autres bateaux et des rochers à proximité, la règle d’or est d’anticiper les manoeuvres et d’agir avec beaucoup de prudence. Après cette mise en route, la confiance s’installe et la navigation devient un plaisir.
Conseils météo : quand planifier votre sortie
Pour choisir le bon jour, surveillez le vent et les rafales sur des applications comme Windy, Windfinder et POSEIDON (le site officiel météo marine grec). Ils indiquent la direction (en été, le vent meltem souffle généralement du nord/nord-est), la vitesse moyenne, les rafales et l’état de la mer — des infos cruciales pour planifier votre itinéraire ou décider si vous devez réserver.
Le meltem est le vent sec de la mer Égée : il peut gagner en force au fil de la journée, agiter la mer et même forcer l’annulation des sorties. Dans ce cas, le plan B consiste à reporter l’excursion ou à se concentrer sur des zones mieux abritées (comme la côte sud).
Ce que j’ai fait : j’ai suivi les prévisions météo au jour le jour et je n’ai confirmé la réservation que 3 jours à l’avance. Nous avons eu une journée parfaite, pratiquement sans vent — la mer était un véritable miroir et nous avons économisé du carburant (moins de résistance et moins besoin de pousser le moteur).
Astuces pour économiser (sans sacrifier le plaisir)
J’ai choisi de cibler peu de points d’arrêt et sur la même côte — Fyriplaka → Kleftiko → Gerakas → Gerontas — ce qui a permis de faire une belle économie d’essence (moins de longues distances, moins de navigation contre le vent et plus de temps dans l’eau).
- Partez de la base la plus proche des sites que vous voulez voir (dans notre cas, Fyriplaka).
- Faites une boucle courte sur la même partie de la côte; évitez de faire le tour complet de l’île.
- Évitez les détours tentants (nous avons coupé Sykia).
- Gardez un rythme de croisière : accélérez pour déjauger le bateau de façon stable, sans faire de grands à-coups sur la manette des gaz.
- Privilégiez les longs arrêts (on jette l’ancre une fois, on en profite longtemps, on se déplace peu).
- Répartissez bien le poids à bord (placer la glacière et les sacs vers l’avant aide la coque à mieux glisser).
- Si vous êtes plusieurs, partagez les frais (le coût par personne devient alors très avantageux).
En clair : moins de navigation, plus de baignade. Se concentrer sur la côte sud et cibler trois superbes arrêts a été le secret d’une journée économique et réussie.
Choix de l’entreprise et tarifs
J’ai choisi Summer Stories, un loueur situé à Fyriplaka (côte sud), pour le combo praticité et équipements : glacière, système de son Bluetooth et tablette avec GPS/Google Maps à bord. Lors de mes recherches, bien qu’ils aient moins d’avis que d’autres, ils affichaient une note parfaite de 5,0/5 — avec beaucoup d’éloges sur les explications de départ et la qualité du service.

À Milos, les bateaux « sans permis » se louent généralement autour de ~175 € pour une demi-journée (environ 4h30) et ~275 € pour la journée complète (environ 8h). Le carburant est facturé au retour selon votre consommation, et une caution d’environ 450 € est bloquée sur votre carte lors du check-in. Certains loueurs permettent de prolonger la durée moyennant des frais horaires. La réservation en ligne est simple : on choisit sa date, on reçoit une confirmation rapide, et le jour J, on présente ses documents, on fait l’inventaire et on suit la formation.
Si vous n’apportez pas votre propre équipement de plongée (masque, tuba, palmes), il est possible d’en louer sur place pour environ 10 €.
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Rapport qualité-prix
Si l’on compare la location d’un bateau sans permis (8h) à une excursion partagée d’un coût similaire (ou plus cher), l’avantage va nettement à la sortie privée : c’est vous qui décidez où vous arrêter et pour combien de temps, sans horaire imposé, sans bruit et sans le côté impersonnel des grands groupes (où les boissons ou collations dites « incluses » sont souvent chronométrées).

Notre budget réel pour cette journée : le coût total a été de 275 € carburant compris; le forfait de 8 heures coûtait 250 € et nous avons payé 25 € d’essence à notre retour. À deux ou à quatre, le prix par personne devient très compétitif par rapport à une excursion « premium » partagée — avec la liberté totale en prime.
Est-ce que ça vaut le coup ?
Absolument. Pour le prix payé (275 € au total, essence comprise), nous avons eu 8 heures de bateau juste pour nous, nous arrêtant là où nous le voulions (Kleftiko, Gerakas, Gerontas), sans itinéraire fixe, sans bruit de groupe et avec tout le temps nécessaire pour nager et faire des photos.

Après avoir rendu le bateau, nous sommes restés à Fyriplaka pour admirer le coucher de soleil — regardez nos sourires qui disent « on ne veut plus s’en aller ».
Comparé aux sorties partagées au même tarif — souvent limitées dans le temps et avec des parcours rigides —, le rapport qualité-prix de notre propre bateau a été imbattable. Ce n’est pas l’option pour ceux qui cherchent la facilité d’être guidés; c’est pour ceux qui aiment l’autonomie. Je le referais demain sans hésiter — ce fut le moment fort de notre voyage.
🌎 Bon voyage et à la prochaine aventure!
Ici, à Vaut le détour, nous croyons que chaque destination a une histoire unique à raconter — et nous voulons vous inspirer à vivre la vôtre. Continuez à explorer le monde avec curiosidade, respect et cette touche de planification qui transforme n’importe quel voyage en une expérience inoubliable. On se retrouve à la prochaine destination!
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